25 avril 2006

Le Bruit et l'odeur… de la xénophobie

Pour 2007, votez-pas faux-cul, votez Le Pen directement, préférez l'original à la copie… Peut-être qu'aux électeurs de droite, en leur enlevant les œillères qu'ils se sont bien greffés aux yeux et en les mettant face aux réalités réfléchiront 2 fois au lieu d'aduler bêtement leur président de parti expert en communication…

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Hé oui, parce que le Sarkozy ancien s'est réveillé... Après avoir tenté de jouer le gentil sauveur des jeunes avec le CPE, le voila avec son vrai visage faire la une des médias (ici, ici, re-ici, ici, , ou re-là), en virant le directeur central des RG suite aux révélations un peu un peu embarrassante de De Villiers, surtout en déclarant ceci : «Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter.» Soit le décalque d'un vieux slogan lepéniste («La France, aimez-la ou quittez-la») lui-même repompé par Philippe de Villiers depuis un an sur ses affiches («La France, tu l'aimes ou tu la quittes»). Il a ainsi réussi a se mettre à dos une cinquantaine d'associations chrétiennes… et les 460 associations du collectif "Uni(e)s contre une immigration jetable"... Qui dit mieux !?

J'ai envie de lui répondre :
si t'aimes pas les français, CASSES-TOI !!

Dans le même temps son projet de loi sur l'immigration et l'intégration sera examiné à partir de la semaine prochaine… J'ai survolé, mais on peut lire par exemple à l'article 12 ceci :
[…] crée une carte portant la mention « compétences et talents », d'une durée de validité de trois ans renouvelable, dont la vocation est de faciliter les conditions d'admission au séjour des étrangers susceptibles de participer de façon significative et durable au développement économique ou au rayonnement, notamment intellectuel, culturel ou sportif, de la France ou de leur pays d'origine. Les bénéficiaires de cette carte seront choisis en prenant en compte la personnalité et les aptitudes de l'étranger, le contenu de son projet, la nature de l'activité qu'il se propose d'exercer, et l'intérêt de ce projet et de cette activité pour la France et le pays d'origine […]

Moi je propose qu'on fasse ça pour nos hommes politiques !

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Citation de la semaine

"Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter". A dit Nicolas Sarkozy


Quoi de plus logique ?...

Trackback par : PlopBlog | 25 avril 2006

Commentaires

Attends, j'ai bcp de travail en ce moment mais dès que j'ai du temps, on va voir : mano a mano. Je peux marcher sur Nagy-Bogsa plus fort que toi (je chausse du 46). Je te laisse prendre un peu d'avance, mais bientot, dans la "lutte finale" contre la politique dérépublicaine à la mode Place Beauvau, tu verras que mon dossart... ;-)

Ecrit par : H.e.l.l.h.e.a.v.e.n. | 25 avril 2006

"Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter"
La phrase en elle-même n'est pas choquante, son utilisation dans le contexte de l'émigration est un thème utilisé par le FN.

La nuance est importante.

Ecrit par : angelina | 27 avril 2006

toutes les choses vivent et prennent un sens dans un contexte particulier... on ne peut pas faire abstraction de ce dernier, si ? Ou alors toute pensée ou production artistique n'a pas lieu d'être... Pauvre Duchamp !

Effectivement la phrase en elle-meme n'est pas choquante, et Sarkozy le sait très bien, il continue a jouer sur les mots… mais voila je doute qu'il se contentera de jouer avec les mots le jour où il sera au pouvoir. Ce qui est énorme avec lui c'est qu'il y aura toujours quelqu'un pour lui excuser ses soit-disant "dérapages" (bien contrôlés) verbaux, et personne pour dénoncer une banalisation de tels propos... ça serait Le Pen, on se serait déjà tous, avec notre bienpensance, offusqués...
donc voilà.

Ecrit par : undavid | 27 avril 2006

Tu as de la chance : je suis vraiment trop occupé, je ne peux pas prendre la relève sur Sarkozy...
Je m'étonne que personne ne l'ai interrogé sur son fameux "on" ("On en a plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment de s'excuser d'être français"). Il est pourtant éloquent...

Ecrit par : H.e.l.l.h.e.a.v.e.n. | 27 avril 2006

"Tu as de la chance : je suis vraiment trop occupé, je ne peux pas prendre la relève sur Sarkozy..."

tu voulais dire "Tu n'as pas de chance" ? ;-)

Bah moi aussi j'suis très, très (trop) occupé... dans un mois ca sera plus calme (pas trop j'espère), du coup je réagis un peu dans "l'urgence" en ce moment... mais je fouinerais un peu mieux, y'a beaucoup de choses qui se disent, difficile de faire le tri... mais quand même les faits sont là... Je parierais même que ce sera le premier à se montrer devant les caméras pour s'élever contre la future (?) (j'en doute quand même, il faut l'unanimité des jurés pour ça) condamnation à mort de Moussaoui... une manière de faire diversion pendant que son projet de loi passera en douce a l'assemblée... à suivre.

Ecrit par : undavid | 27 avril 2006

Allez, parce que je suis sportif, quand même : Sarkozy a du oublier qu'"il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme" à draguer l'électorat de l'extreme-droite. Le verdict date de 1987, tout de même... Il est toujours vrai. A ce "gambit de Faust"-là, Sarkozy a déjà perdu.

Ecrit par : H.e.l.l.h.e.a.v.e.n. | 27 avril 2006

Le problème c'est qu'on cherche encore et toujours à excuser tout le monde de tout dans ce pays :
- quand un jeune de banlieue brule des voitures, tue un gars pour lui voler un truc ou pratique le viol collectif, c'est normal vu ses conditions de vie.
- Quand un Français issu de l'immigration siffle l'hymne national, c'est normal aussi vu les conditions dans lesquelles il a été accueilli.
- quand des manifestations dérapent, c'est normal aussi. C'est justifié de casser des vitrines ou de voler des portables quand on lutte contre la précarité.

Et avec tout ça (j'ai pris que 3 exemples mais il y en a d'autres), quand quelqu'un essaye de dire "ça c'est pas normal", il se fait taxer d'extremiste. Mais c'est avec des raisonnements comme ça que les choses empirent de jour en jour. Evidemment, il ne faut pas tomber dans l'amalgamme et dire que tout est la faute des étrangers, des jeunes, de la gauche, des politiques etc... mais il faut aussi pouvoir un jour dire "là y a un problème, il va falloir en parler".

Et c'est malheureusement bien le problème de la gauche actuellement. On a sans aucun doute des tonnes de raisons de critiquer Sarko, mais il y a une chose qu'on ne peut pas lui enlever et qui est sans doute la raison de son succès, c'est qu'il parle de tout. Après, il n'apporte peut être pas les bonnes réponses, donc ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, mais il en parle. Donc le gars qui doit voter en 2007, il va se dire "bon moi j'ai ça, ça et ça comme problème, Besancenot n'en parle pas, Royal encore moins, ah mais tiens, Sarkozy il n'arrête pas de parler de cela..." et voilà "a voté".

C'est sans doute une visions très simpliste, mais c'est ce que je constate de plus en plus en discutant ici ou là. Y a tous les gens qui se sentent de droite ou de gauche qui de toute façon vont voter pour leur "bord", mais la majorité de Français va voter pour celui qui a le plus de chance de répondre à leurs inquiétudes (justifiées ou non). Pour l'instant à gauche, y a Segolène, mais bon voilà, on ne connaît pas ses idées, juste qu'elle admire Tony Blair (?!) et qu'elle est assez reac sur ce qui concerne la famille. C'est mal parti...

Tout ça pour dire que "la France, aimez-la ou quittez la", ça veut peut être dire beaucoup au niveau politique (et pas forcemment de bonnes choses), mais la question qu'il faut se poser c'est simplement : est-ce qu'il a raison ou non ? Et désolé de vous decevoir, mais sur ce point de vue, ça ne me choque pas du tout. D'ailleurs le terme "racaille" utilisé plus tôt ne m'avait pas non plus choqué. Il n'avait il est vrai choqué que les politiques, pas vraiment les Français...

Alors pour 2007, évitons de nous tromper de débat. Si on ne veut pas de Sarkozy, ce n'est pas la bonne méthode...

Ecrit par : Fred | 30 avril 2006

Je suis "condemned to rock n' roll" en ce moment, alors allons-y :

La "culture de l'excuse" est un fantasme : ou alors les ministères de la justice et de l'intérieur lui sont restés imperméables. En revanche,
- quand un jeune de banlieue (appellation originale : une ville comme Marseille a une banlieue très bourgeoise alors la délinquance des banlieus des beaux quartiers ???) brule des voitures, je n'ai pas vu beaucoup de gens applaudir
- Quand en Belgique, un adolescent est tué pour un MP3, on s'excite sur l'immigration galopante et la criminalité qu'elle engendre avant d'apprendre que son meurtrier est polonais : peu importe à certains accusateurs, ils ont pu se déchaîner en toute impunité, comme s'il ne s'agissait pas de condamner un meurtre crapuleux mais de stigmatiser des étrangers. La Pologne fait bel et bien partie de l'Europe, hmm. Alors certains haineux ont du rengorger leur verbiage dérépublicain.
- Quand des cas de viol collectif ont ému, il n'y avait pas beaucoup de monde pour l'excuser : et, à tout hasard, "ni putes ni soumises" (le nom n'était pas assez clair ?) ce n'est pas la "culture de l'excuse".
- Quand un Français issu de l'immigration siffle l'hymne national, il doit y avoir un problème et, by the way, un français issu de l'immigration ne peut être accueilli sur le sol français : un français issu de l'immigration comme on les appelle y est généralement (la naturalisation, ça existe encore, c'est vrai) né... Lapsus, lapsus, quand tu nous tient ? Les Français issus de l'immigration ne sont pas Français à part entière ? Sont-ils des moitiés de Français ? D'abord étrangers avant d'être Français ? A méditer.
- Il faudrait peut-être se renseigner sur les violences commise pendant les manifestations. VRAIMENT. Par ailleurs on y retrouve des gens qui s'en servent comme prétexte pour voler des portables. On y trouve même des groupuscules chargés de semer le désordre pour discréditer une mobilisation. Pour plus d'informations, merci d'écrire à Charles pasqua, ancien dirigeant du SAC : il en connait plus que moi ;-)

Il serait temps de savoir s'il s'agit de refuser l'inacceptable (dire "là y a un problème, il va falloir en parler") ou de s'en servir pour faire des amalgames moisis à la mode Sarkozy-Villiers-Le Pen (le tryptique s'est vérifié : un véritable dégradé/fondu enchainé, leur discours...). Il n'y a pas d'autre alternative. A bon entendeur...

La gauche a intérêt à s'assumer sinon c'est elle qui aura des problèmes - peut-être avant Sarkozy, qui monopolise il est vrai les attaques de la gauche militante et sympathisante. Quant à lui, il parle de tout : il parle même bcp. "Grand parleux, petit faiseux". C'est vrai pour chaque poste ministériel qu'il a occupé. Depuis qu'il chante "tolérance zéro", on attend toujours : l'explosion des violences contre les personnes disent son échec. Un ministre de l'Intérieur de gauche aurait déjà été poussé à la démission. Lui, non. C'est drôle, non ? Moi qui croyait à sa culture du resultat...

Je suis bien d'accord avec la "vision simpliste" : celui qui n'analyse pas dans le détail se dira "bon moi j'ai ça, ça et ça comme problème, Besancenot n'en parle pas, Royal encore moins, ah mais tiens, Sarkozy il n'arrête pas de parler de cela..." et voilà "a voté".

Pour revenir à son histoire de "la France aimez-la ou quittez-la", ce serait amusant si ce n'était sérieux : question pour savoir s'il avait raison ou non. Que voulait-il dire par "on" ("On en a plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment de s'excuser d'être français"). Qui est ce "on". Et bien non, je ne varie pas. Répondre à cette question, c'est répondre à la question de savoir s'il a raison ou non de parler comme ça.

Pour conclure sur la gauche, elle se met en danger si elle perd. Il ne sufit pas de dire "la droite au pouvoir c'est mal, l'extreme-droite, c'est pas bien". face à un adversaire qui use d'une propagande-canon scié et occupe les centres de décisions, on ne va pas au combat en se disant "mais ça se voit, qu'il n'est pas la solution, alors on va en faire des chansons et des rimes". La politique n'est pas le monde des bizounours. Encore moins aujourd'hui. Il n'y a pas de place pour ceux qui veulent faire carrière dans les palais de la République, déconnectés des vrais enjeux d'aujourd'hui.

Ecrit par : H.e.l.l.h.e.a.v.e.n., esprit frappeur | 30 avril 2006

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