16 mars 2006
Un 16 mars, l'aprés-midi à Strasbourg...
z'ont meme bouclé leur reportage sur les mobilisations anti-CPE, au JT de France 2 ce soir, avec les images de Strasbourg ! C'est dire ! On en parlait pas avant tellement y'avait personne...

Comme je disais plus bas, c'etait serieux, bon enfant, calme, etc... pas de démonstration démesurée des moyens déployés par les forces de l'ordre... Une bonne journée quoi. Ca tranche carrément avec ce qui se passe encore en ce moment autour de la Sorbonne a Paris. Le père Pujadas a bien précisé que ces incidents ont débutés après la dispersion de la manif anti-CPE parisienne, et qu'ils sont l'œuvre de casseurs casqués et cagoulés qui n'ont rien a voir avec les étudiants et lycéens anti-CPE... Des extincteurs volent, des barrières, des pavés gros comme des ballons de foot, des coktails molotov... c'est grave de chez grave.
Z'allez voir les photos de la manif a Strasbourg (quand je les aurais montées en ligne)
Pujadas a fini quand même avec le fait que, selon un dernier sondage, 68% des français se prononcent pour le retrait du CPE, soit 13 points de plus que la semaine dernière.
CPE : A vous de juger...
ce soir (jeudi 16 mars) y'a un debat sur France 2 "A vous de juger" sur le theme : CPE : comment s'en sortir ? présenté par Arlette Chabot.
Comme invités : Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale ; Martine Aubry, maire PS de Lille et initiatrice des emplois-jeunes ; François Chérèque, secrétaire général de la CFDT ; Bruno Julliard, président de l’UNEF
Y'en aura pour tous les gouts ! a vos télés !
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Droit de réponse
Suite à mon post "De robien ment pas bien", Claire a exercé un droit de réponse. Son droit de réponse, dans le sens ou elle est, non pas une témoin de la scène qui a vu des étudiants anti-CPE "précipiter une jeune handicapée dans les escaliers", mais la victime elle-même.
Souhaitant lui accorder autant de visibilité que celle accordée au démenti de Aurianne Cothenet, et ce dans un souci d'équité, je copie-colle ci-après son commentaire :
Bonjour,
Je tiens à exercer mon droit de réponse. Contrairement à ce que dit Mme Cothenet, je ne suis jamais entrée dans une crise "confinant l'hystérie", je souhaitais simplement avoir accès à mon bâtiment. Les professeurs étaient d'accord pour faire cours, comme nous l'a annoncé la présidente de l'UFR, mais étant donné le blocage
, les élèves ne pouvaient y avoir accès. C'est donc à tord que Mme Cothenet s'est permise de dire qu'il ne servait à rien de rentrer dans le bâtiment car les cours étaient annulés. Je souhaite préciser que malgré la pluie et le nombre de marches je ne suis en aucun cas tombé de mon propre fait, je me suis bien fait poussée dans les escaliers par les étudiants qui bloquaient l'entrée du bâtiment. Pensez-vous vraiment que quelqu'un qui glisse sur une marche, comme tous les bloqueurs s'accordent à le dire, tombe "raide en arrière" ? Je n'ai pas pour habitude de me servir de mon handicap comme d'un étendard, c'est un fait et je l'assume.
Ces précisions apportées, je voudrais dénoncer la violence qui pour l'instant, il est vrai n'est pas encore à son apogée, est absolument inacceptable autant pour ce qui m'est arrivé, que pour les autres étudiants "victimes" de violence dans les différentes facultés bloquées. Si la grève contre le CPE est un droit que je ne conteste pas, le blocage des universités, quant à lui est parfaitement illégal.
Claire.
Voila. C'est fait.
Après, me concernant, avancer que "la violence" ne serait "il est vrai n'est pas encore à son apogée", ca me laisse perplexe. C'est effectivement ce que l'on espère à chaque fois que l'on est devant son petit écran pour le Journal télévisé. A chaque manif on souhaite qu'il y ait un maximum de casse afin de donner de l'eau au moulin pour les detracteurs du mouvement anti CPE, mais aussi aux médias. Ces derniers rafolent en effet d'images sensationnelles ou l'ont retient par exemple les violents affrontements entre CRS et manifestants anti CPE et milices d'extreme droite a la Sorbonne, ou des bouquins brulés par des manifestants, ou encore "votre" affaire... Cette violence est condamnable, la manière de traiter tout cela, malsaine, et ne fait que rajouter de la violence au débat.
"Malheureusement" pour les médias ou les pro-CPE, à Strasbourg, ca ne se passe pas comme ça. L'UFR Arts est en grève (président + enseignants + personnels administratifs + étudiants) sans pour autant avoir décrété le blocage. De même, je reviens d'une manifestation qui s'est déroulée dans le calme, sans aucune agression ou agressivité que ce soit malgré une plus forte mobilisation que la semaine précédente. Peut-être, 2 ou 3 bousculades ici et là... mais, j'ai envie de dire, c'est un peu le lot de tout rassemblement de masse. Toutes ces attitudes pacifiques tranchent avec ce qui s'est passé à la Sorbonne. Sauf que voila, qui dit pacifique, veut vouloir dire "inaction" aux yeux du gouvernement qui rit au nez des chiffres avancés par le principal syndicat étudiant concernant le nombre d'Universités perturbées sous-estimant ainsi l'ampleur du mouvement...
Comment dans ces conditions réussir à se faire entendre sans verser dans la violence ou l'extremisme ?
17:35 Publié dans CONTRAT PREMIERES EMMERDES, les médias et moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15 mars 2006
CPE et confinement de poulets
On va quand meme pas leur reprocher ca aux anti CPE ! si ?

19:00 Publié dans CONTRAT PREMIERES EMMERDES, la rue et moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
De Robien ment pas bien !
pour faire suite à ma note "Le CPE, l'handicapé et la chute...", j'ai retrouvé le fameux démenti dont j'ai entendu un extrait sur France info...
"Enseignante en Droit à Paris X - Nanterre, j'ai à cœur, comme tant d'autres, de contribuer à maintenir le caractère pacifique du "blocage" de l'entrée du bâtiment auquel j'appartiens. Rôle gratifiant -l'ambiance est pacifique, sans dégradation ni violence et le dialogue s'avère payant - et néanmoins d'une complexité croissante. Les enseignements des bâtiments de la "barre" de A à E font l'objet de dysfonctionnements sévères depuis maintenant trois semaines. Le mouvement estudiantin a gagné depuis une semaine les bâtiments F (Droit, Sciences politiques et Langues) et G (Economie), réputés plus "durs" à l'égard des actions de "blocage". La fatigue physique et morale gagne appariteurs, vigiles, personnels administratifs, enseignants, étudiants bloquants et bloqués. Ces derniers craignent les conséquences administratives et pédagogiques de l'arrêt des cours qui leur est imposé. En vue de maintenir la sécurité sans pour autant prendre institutionnellement position en faveur des actions de blocage, la décision a donc été prise d'annuler ponctuellement et provisoirement les cours, prenant acte de l'impossibilité pour les étudiants d'accéder aux salles et amphithéâtres, chaque fois que les conditions l'imposeraient. Malgré cela, les tentatives d'entrée en force dans les bâtiments, isolément ou en masse, se font plus fréquentes et le dialogue entre les étudiants se durcit. Désespoir de voir leurs revendications ignorées et leur engagement dénigré, pour les uns, exaspération de ne pas voir leurs préoccupations universitaires conciliées avec les moyens du succès d'une revendication qu'ils partagent très majoritairement, pour les autres. Le dialogue est bien le centre névralgique de la "crise".
Une partie des enseignants, dont je suis, a donc décidé de rester sur place pour être à l'écoute des uns et des autres et contribuer à calmer les tensions par leur présence, l'écoute et le dialogue. Vendredi matin, nous étions entre le blocage et les étudiants venus suivre leurs cours. Un simple début d'averse a suffit à provoquer une montée de tension du côté de ces derniers. Une jeune fille, portant une atèle à la jambe, est entrée dans une exaspération confinant l'hystérie et a tenté de forcer le passage vers l'entrée du bâtiment. Nous avons bien essayé de la rassurer, en lui expliquant qu'il ne servait à rien de rentrer dans la mesure où les cours étaient annulés et que nous nous opposions à toute agressivité, de quelque côté qu'elle se manifeste. A l'avertissement que nous lui donnions à propos des risques que présentait un tel comportement pour la sécurité de tous, elle a simplement répondu : "je m'en fous, de toute façon je suis déjà handicapée, s'il m'arrive quelque chose, vous serez de toute façon responsables". Et a poursuivi sa montée des escaliers, bousculant les professeurs et se dirigeant vers les étudiants formant le "blocage". Avant même d'avoir atteint la première des marches sur lesquelles ils se situaient, elle est tombée, raide, en arrière. Bilan : un poignet foulé, une dépêche de l'AFP provenant d'un mystérieux "service de sécurité" de Nanterre qui serait vraisemblablement aussi responsable de la communication et notre Ministre de se farder d'une violente dénonciation à l'encontre d'étudiants qui "ont été jusqu'à précipiter une jeune handicapée dans les escaliers", et qui sait que "les étudiants fautifs auraient été identifiés".
En tant que témoin direct, je dénonce les manœuvres d'un gouvernement qui n'hésite pas à véhiculer des informations fallacieuses pour appuyer son déni d'un mouvement politique qu'il ferait mieux de reconnaître s'il souhaite réellement que cesse la montée de la violence. Je dénonce également l'AFP qui a refusé de prendre en compte mon témoignage, au motif que la publication de la version émanant de la porte parole de la mobilisation estudiantine qui n'a pas assisté à la scène constitue un "démenti" garantissant l'équilibre entre les "deux versions". En tout état de cause, le mal est fait : à Nanterre, des excités sans foi ni loi violentent des handicapés.
C'est pourquoi, en tant qu'enseignante, je m'élève contre l'irresponsabilité de ce Gouvernement. Bataille des chiffres des Universités en grève ou du nombre des manifestants de la journée d'action nationale, discrédit gratuit, inscrimination à tort et avant toute enquête policière...Messieurs, l'heure n'est pas au déni et n'est même plus à la question du soutien ou non aux revendications des étudiants. Il est l'heure de prendre acte de la tension et du désespoir qui peuvent mener au pire et au maintien de la sécurité de tous les jeunes qui participent ou se trouvent pris dans les actions menées dans toute la France. Comme nous l'avons bien compris, nous, personnels universitaires, l'heure est au dialogue sincère et à un débat loyal. L'heure est à la reconnaissance de jeunes adultes comme dignes membres de notre société, avec toute la considération y afférente.
J'exige en conséquence, en guise de premier pas, un démenti sérieux et des excuses de Monsieur le Ministre. Pour le reste, si j'ai bien compris, nous devrons nous charger nous-même de trouver le compromis nécessaire à une issue pacifique à la mobilisation dans les Universités. Nous n'avons pas le pouvoir d'entendre leurs revendications, mais nous nous donnons au moins celui de les écouter. Alors, Monsieur le Ministre, faute de mieux, laissez-nous au moins garder la confiance et le respect des étudiants que vous-même n'avez su gagner."
Aurianne Cothenet
Voila le jeu auquel se livre le gouvernement pour tenter de discréditer le mouvement anti-CPE.
12:10 Publié dans CONTRAT PREMIERES EMMERDES, les médias et moi, nos politiques... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
Premiere AG...
...de l'UFR Arts (enfin pour ma part). Éh oui, le palais U est vraiment en grève !
trop fatigué pour commenter tout ca maintenant... mais c'etait assez interressant, dans le sens ou le directeur de l'UFR Arts etait là, pour s'expliquer un peu, confirmer son soutien (pas trop non plus) au mouvement qui n'a pas tant a voir avec les anti-CPE si ce n'est que cela touche plus globalement a une précarisation généralisée. J'ai appris aussi q'un noyau dur d'enseignants (dont 2 parmis eux qu'on aimerait avoir plus souvent en cours...) sont presque à l'origine de ce mouvement de grève... grève suivie par un bon amphi d'étudiants, et reconduite jusqu'à vendredi soir.
pour info-rappel les prochaines journées de mobilisation sont les jeudi 16 (lycéens & étudiants) et samedi 18 mars.
la prochaine AG UFR Art le vendredi 17 mars à 16h salle 119
00:05 Publié dans ART EN GREVE, CONTRAT PREMIERES EMMERDES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14 mars 2006
Ouh lalalala, vite du chocolat !
ca fait trop du bien de voir ca :

du coup je me suis laché sur du chocolat !! pfff, pas bien...
sinon je te copies marie... mais voila des fois c'est pas tres juste les concours... marie (l'autre) et cécile sont pas passées alors qu'il y en a d'autres (2 très exactement), ben voila, ils sont encore là... allez courage ! c'est pas fini !
17:35 Publié dans moi et moi ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Le CPE, l'handicapé et la chute...
ce matin sur France info, un démenti catégorique d'enseignants présents sur les lieux et témoins directs de l'accident qui a servi aux propos honteux de Gilles de Robien qui est je le rappelle, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Ce cher ministre a fait du misérabilisme scabreux en réinterprétant a sa manière (et en s'empressant de propager sa version des faits) la chute d'une personne handicapée dans les escaliers de l'université de Nanterre qui aurait été selon lui poussée par les étudiants anti-cpe qui bloquaient l'accés à l'Université.
Version donc vivement démentie par plusieurs enseignants se trouvant sur les lieux. La personne handicapée, excédée par le fait de ne pouvoir se rendre a son cours, est partie dans une sorte d'hystérie en tentant de forcer le barrage. Des enseignants, bloqués eux aussi, ont tenté de lui expliquer que cela ne servait a rien, elle ne pourra pas passer. Elle aurait alors rétorqué que de toute manière, elle était handicapée, que s'il y avait un problème, ce serait les bloqueurs anti-CPE qui seraient tenus pour responsables... Elle a alors forcé le passage et serait tombée raide dans les escaliers avant même d'avoir pu atteindre le cordon des étudiants bloquant l'accés.
Gilles de Robien de rajouter que ces manifestations dans toute la France sont inadmissibles, d'autant plus qu'elles sont menées par des jeunes, menteurs, sans expérience, manipulés par des partis, se livrant a des actes de vandalisme, etc, etc... Le jeune n'a pas de cerveau, c'est sur... Il en profite pour menacer ces derniers de représailles en déclarant que les auteurs (pourtant elus lors d'AG...) de ces appels a manifester (qui font l'objet de préavis) seront poursuivis pénalement pour les dommages causés.
Le citoyen exerçant son droit de manifester, de s'exprimer, et de faire grêve va ainsi bientot être considèré comme un voyou...

Moi ce que je trouve inadmissible c'est de constater que j'ai donné quasiment 2 mois de cours, en tant que vacataire, a l'UFR de Strasbourg, sans contrat, et finalement sans être payé... eh oui... l'université - donc l'État - n'embauche que des gens ayant un travail par ailleurs, ceci afin de ne pas cotiser au chômage ou a la Sécurité Sociale... vous ajoutez a cela les fameuses longueurs administratives...
Ca va encore, j'en connais d'autres qui n'ont toujours pas été payés pour leurs heures effectuées depuis le début de l'année... Et là on apprend que l'UFR Art est en grève parce que l'Université n'a plus les moyens de payer ses vacataires.
De tout cela, notre ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ne s'en soucie guère... Il préfère lire Paris-Match.
Moi je me demande si l'handicapé en question chutant dans les escaliers, ce ne serait pas l'autiste de Villepin degringolant au plus bas dans les sondages, 10 mois seulement après son arrivée...
13 mars 2006
Censure sur le wiki pro CPE : suite
ca aussi c'est fort en chocolat !...
je vous laisse découvrir les 3 dernières versions de cette page ou étaient soit-disant décortiquées point par point les contre vérités de la gauche...
ma version • leur version (qui est celle avant ma version) • leur new version revue et corrigée (apres avoir surement longuement réfléchit le temps que les neurones se remettent en place !)
C'est dire les arguments !
Du coup j'ai remis ça ! Na !
(même si je doute que ca restera pas longtemps) (mais je vous invite a faire de même !)
15:20 Publié dans CONTRAT PREMIERES EMMERDES, des clics ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Censure sur le wiki pro CPE : Le comparatif vérité entre les emplois jeunes et le CPE
ahah ! quand je vous disais plus bas que le moderateur du wiki pro CPE restaurait les pages quand ca le chantait (et surtout quand ca le faisait déchanter).
Je m'étais amusé en effet a donner mon analyse des bienfaits et méfaits des 2 contrats... non sans faire mumuse.
Du coup puisque la censure et les méthodes fascistes y font rage je vous fais profiter de ma version (finalement plus proche de la réalité) qui venait légèrement détourner leur version (redevenue d'actualité).
A vous de vous faire une idée... ;-)
15:10 Publié dans CONTRAT PREMIERES EMMERDES, des clics ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












